La veille, métier ou compétences ?

Longtemps méconnue et réservée aux professionnels, la veille bénéficie aujourd’hui de nombreuses actions de sensibilisation, en plus d’une large offre d’outils, de plus en plus accessibles.

Preuve s’il en faut, en Bretagne, le programme Pl@Net Veille a rencontré un franc succès auprès des entreprises participantes. La place de plus en plus importante du numérique dans la vie des acteurs économiques, mais aussi des particuliers, a largement participé à cette démocratisation de la veille.

Peut-on parler de métier de veilleur ? Ou de compétences de veilleur ? La question n’est pas tranchée, mais l’offre d’outils tend à favoriser un glissement du métier vers plus de compétences. Tour d’horizon du sujet.

La veille, formation ou compétences ?

La veille, un métier…

Au sein d’une entreprise, le chargé de veille, ou le veilleur, a pour mission de collecter, trier, analyser et diffuser les « bonnes » informations stratégiques aux bonnes personnes, au bon moment.

En d’autres termes, il s’agit ici :

  • de définir des axes de veille, qui découlent des objectifs stratégiques de son entreprise
  • de les formuler en mots pour paramétrer ses outils de veille, mais aussi d’identifier les sources les plus pertinentes
  • de sélectionner les informations et les données collectées
  • de les trier et de les analyser, pour leur donner du sens
  • de les diffuser aux personnes qui ont besoin de ces informations pour prendre des décisions stratégiques et mieux connaitre leur environnement

Dans certaines structures, le veilleur occupe aussi le rôle de « machine à café ». Sandra Hemonnet, Business Development Manager chez Astellia, témoigne en ce sens : rencontrer ses collègues qui travaillent sur le terrain est essentiel dans sa mission de centralisation des informations disponibles, tout en facilitant leur partage.

Ici, la veille est un métier, et nécessite de bien connaitre son entreprise, ses ambitions, son organisation interne tout en ayant comme réflexe quotidien de croiser et d’analyser toutes les données dont elle dispose.

… et des compétences transverses

Pour autant, la veille n’est plus réservée à ces professionnels. Leurs outils, autrefois couteux et difficiles d’accès, sont aujourd’hui à la disposition de tous. Certains sont même gratuits, ou nécessitent un investissement financier limité.

Parmi les plus connus, les outils de curation permettent à tout un chacun de réaliser sa propre veille sur ses domaines de prédilection. La grande différence ? Ici, pas d’objectif stratégique porté par l’entreprise qui l’emploie, le curateur sélectionne les informations qu’il juge pertinentes pour son propre compte.

Les réseaux sociaux, qui participent pourtant à l’infobésité ambiante, permettent aussi de réaliser une veille pertinente. L’un des outils les plus efficaces en la matière : Twitter. Ce réseau, qui peut paraitre difficile d’accès, permet de réaliser une veille à partir de mots clés et de sources identifiés… comme le ferait n’importe quel agrégateur de flux RSS en somme.

Enfin, de plus en plus de formations incluent les compétences de veilleur au sein de leur cursus, à l’image de l’IUT de Vannes, la veille est aujourd’hui un module indispensable qui touche tous les métiers.

Dans un environnement économique mouvant, de plus en plus mondialisé, il est aujourd’hui indispensable de se tenir informé des évolutions de son métier, de son secteur et plus globalement de son environnement, qu’on se situe à l’échelle du collaborateur ou d’une entreprise d’envergure internationale.

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Catégories : Questions d'actualité

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